31 octobre : Journée Mondiale des Villes

LES GOUVERNEMENTS LOCAUX D’AMÉRIQUE LATINE : ALLIÉS POUR ACCUEILLIR LES RÉFUGIÉS

31 octobre 2018.- À l’occasion de la Journée Mondiale des Villes, célébrée chaque 31 octobre, la Coordination des Autorités Locales d’Amérique Latine pour l’Unité dans la Diversité (CORDIAL) souligne l’important effort fourni par les Gouvernements locaux, en tant que terres d’accueil et de refuge face aux mouvements migratoires mondiaux*, conséquence des divers conflits, de la pauvreté ou du manque de liberté, ainsi que leur politiques d’avant-garde pour intégrer toutes les personnes.

La structure CORDIAL, qui regroupe les représentants de plus de 14 000 Gouvernements locaux d’Amérique Latine, vise à distinguer, lors de cette journée, les efforts fournis par ces Gouvernements pour intégrer à leur agenda politique l’exécution des Objectifs de Développement Durable (ODD) et du Nouvel Agenda Urbain.  Ces stratégies sont considérées comme fondamentales pour affronter les grands problèmes mondiaux (changement climatique, inégalités, difficultés d’accès à la propriété, etc.) qui se matérialisent au quotidien dans les rues de nos communes et nos villes.

En tant qu’alliance des Gouvernements locaux latino-américains, la structure CORDIAL parie sur une meilleure coopération technique et politique entre ceux-ci, permettant de partager des connaissances et des solutions et ainsi de se présenter au niveau international avec une voix unie et multiple, et non pas unique.

La Journée Mondiale des Villes est l’occasion de mettre en avant l’effort fourni dans les environnements locaux afin d’en faire les espaces inclusifs et durables souhaités par la population. Au niveau national, des progrès sont réalisés en termes de modèles de Gouvernement promouvant l’intégration et la participation citoyenne. Tout ceci, en outre, dans un théâtre d’urbanisation accélérée qui constitue un important défi en termes économiques, sociaux, environnementaux et politiques et où les mouvements migratoires ne peuvent être résolus par la fermeture des frontières et des discours xénophobes.

Les autorités locales et les réseaux participant à la structure CORDIAL démontrent que, autant en matière migratoire que dans des domaines tels que la souveraineté alimentaire, la gouvernance, la durabilité, l’égalité des genres, la culture de la paix, etc., ils sont capables d’articuler des mesures efficaces entraînant une amélioration de la qualité de vie de millions de personnes. C’est pour cette raison qu’ils réclament plus de ressources et un rôle plus important dans la définition de l’agenda international, afin que leurs voix soient entendues au même niveau que celles des États.

Sous la devise « l’unité dans la diversité », la structure CORDIAL est encouragée par l’Union des Capitales d’Amérique Latine (UCAL), la Fédération Latino-américaine des Villes et des Associations de Gouvernements Locaux (FLAVAGL), l’association « Mercociudades » (qui regroupe les villes membres du MERCOSUR) et l’Alliance Euro-Latino-américaine de Coopération entre les Villes (AL-LA). La signature de l’ « Accord Latino-américain d’Unité dans la Diversité », le 14 octobre 2016, a donné lieu à un espace de dialogue et une plateforme destinée à renforcer les Gouvernements locaux latino-américains et leur capacité de dialogue internationale.

* Les mouvements migratoires en Amérique Latine :

En Amérique Latine, les flux migratoires mixtes (ceux dus à des motifs économiques et à un besoin de protection) ont augmenté au cours des dernières années. Selon le compte-rendu annuel 2017 de l’agence ACNUR, la Colombie compte 7,7 millions de déplacés internes (139 000 rien qu’en 2017). L’an dernier, au total 294 000 réfugiés ont quitté le Salvador, le Guatemala et le Honduras. La situation instable du Venezuela a provoqué une importante augmentation des migrations : 1,5 millions de vénézuéliens sont partis s’installer à l’étranger depuis 2014. Au moins 23 000 nicaraguayens ont déposé des demandes d’asile depuis le début de la crise, au mois d’avril 2018. En Europe, l’Espagne à elle seule a accueilli 28 400 personnes en 2017.

Le rapport 2018 de l’Organisme des Nations Unies chargé des Migrations consacre un chapitre à l’incidence des flux migratoires dans les villes et souligne comme principaux défis l’intégration, l’amélioration de la gouvernance et l’apparition de vastes quartiers en marge des mégalopoles (de grandes villes de plus de 10 millions d’habitants, telles que Mexico et São Paulo).

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