Démontons les clichés racistes dans les districts de Madrid

  • Un réseau d’agents « anti-rumeurs » s’attache à démonter les clichés racistes à l’origine de nombreuses discriminations dont font l’objet les migrants
  • « Démontons les clichés racistes » est une expérience que vous pourrez découvrir lors de la séance plénière 7 sur le racisme et la xénophobie du IIe Forum mondial sur les violences urbaines et l’éducation pour la cohabitation et la paix, qui se tiendra à Matadero Madrid du 5 au 8 novembre

Saviez-vous qu’il existe à Madrid un réseau d’agents anti-rumeurs qui s’attache à démonter les clichés racistes ? Saviez-vous qu’il existe aussi dans plusieurs districts de notre ville des associations, des groupes de voisinage et d’autres entités qui composent ce réseau qui vise à sensibiliser contre le racisme et la xénophobie ?

Vous ne connaissiez peut-être pas l’existence de ces agents, mais vous savez sans doute que les préjugés et les clichés sont à l’origine de nombreuses discriminations dont font l’objet les migrants et altèrent la bonne cohabitation au quotidien.

Dans les districts d’Usera, de Villaverde, Carabanchel, San Blas-Canillejas, Tetuán, Villa de Vallecas et Vicálvaro, ce projet baptisé « Démontons les clichés racistes » est une réalité à laquelle travaillent de nombreuses personnes qui croient aux efforts conjoints et à la sensibilisation en tant que pilier pour améliorer la cohabitation et enrayer les préjugés issus de clichés racistes qui sont faux.

Dans les lycées Marqués de Suanzes et Barrio de Simancas de San Blas-Canillejas, les résultats de ce programme sont bien connus étant donné que ces deux centres participent au projet en devenant des espaces sans rumeurs.  Plus précisément, dans le lycée Marqués de Suanzes un diagnostic de détection des clichés les plus courants dans le centre a été réalisé grâce à près de 200 sondages. 12 élèves garçons et filles sont devenus de véritables agents anti-rumeurs et, par le biais de causeries, de gymkhanas et d’autres activités, se sont attachés à démonter les clichés et à améliorer la bonne entente dans leur lycée.

« Démontons les clichés racistes » est né en 2016 à Madrid promu dans un premier temps par le Service de la cohabitation dans les districts, inscrit dans le cadre du service de l’équité, des droits sociaux et de l’emploi de la mairie de Madrid. Ce projet est géré par La Rueca Asociación. Le groupe de Villaverde, qui organise régulièrement dans le district des événements culturels, des ateliers et génère du matériel intéressant, a été l’un des premiers réseaux formés.

Dans le cas d’Usera, le Conseil municipal a mis en œuvre la stratégie Usera anti-rumeurs en 2017 en tant que mécanisme pour améliorer la bonne entente dans le district. Il s’agit d’une initiative dynamisée par le programme de médiation des services sociaux du district.

Quelle est la mission de ces « agents anti-rumeurs » ? Tout comme dans d’autres villes telles que Barcelone, Getxo et différents points d’Andalousie, qui développent déjà des stratégies anti-rumeurs, différentes actions sont également menées à Madrid : des ateliers d’entités avec des collectifs et des professionnels ; obtention et visibilisation de témoignages de personnes ayant fait l’objet de ces clichés ; événements culturels comme le Festival Cultures contre le racisme organisé en décembre de l’an dernier ; expositions itinérantes en utilisant des contre-argumentaires et des produits créés par les groupes dans les différents ateliers ; promotion d’espaces sans clichés et rumeurs ; laboratoires créatifs anti-rumeurs avec des agents dans les quartiers ; élaboration de vidéos testimoniales, entre autres.

« Démontons les clichés racistes » est une expérience que vous pourrez découvrir lors du IIe Forum mondial sur les violences urbaines et l’éducation pour la cohabitation et la paix qui se tiendra à Madrid du 5 au 8 novembre à Matadero Madrid. Vous pouvez déjà vous inscrire. Cette expérience présentée par La Rueca s’inscrit dans le cadre de la séance plénière numéro 7 sur le racisme et la xénophobie.

Madrid accueille cette année encore le principal forum à l’échelle mondiale sur la paix dans les villes, qui réunira des expériences du monde entier. La capitale se veut un lieu de rencontre entre les leaders locaux, les organismes et les réseaux internationaux, l’académie, l’ONGD et la société civile destiné à ouvrir un processus conjoint de débat, de réflexion et de construction de solutions qui promeuvent des environnements urbains capables d’enrayer les expressions de violence.