Six concerts et trois dialogues cinématographiques pour célébrer la cohabitation

  • Rocío Marquéz présente, mardi 6 novembre, « La costilla de Rocío », dans la serre d’Arganzuela
  • Mercredi 7, au centre Naves de Matadero, le brésilien Rael présente son disque « Coisas do meu imaginário » et, jeudi 8, lors du concert de clôture, se produiront Pájaro, Solea Morente, Niño de Elche et Pongo
  • La cinémathèque accueillera, du 5 au 7 novembre, des conférences suivies de la projection de documentaires en rapport avec la thématique du Forum

Le II Forum sur les Violences Urbaines et l’Éducation pour la Cohabitation et la Paix amène au Matadero Madrid de la musique et des films afin de célébrer, grâce à des propositions culturelles, la vocation de ville de paix affichée par Madrid. La serre, le centre Naves, la cinémathèque et la place Matadero seront les théâtres de ces six concerts gratuits et ces trois dialogues cinématographiques.

Programmation

MARDI 6

Rocío Márquez 20 h 00. Serre d’Arganzuela

L’artiste plasticien Manuel León, à l’occasion de son travail pictural dédié à la Monstera Deliciosa, une plante semi-grimpante endémique des forêts tropicales, réunit à Séville la chanteuse Rocío Márquez, le guitariste Raúl Cantizano et les activistes audiovisuels Los Voluble pour réaliser cette action-concert, à l’occasion de l’exposition « La Costilla de Santa Clara » (La côte de Sainte Claire). À Barcelone, invités par le CCCB à l’exposition « Después del fin del mundo » (Après la fin du monde) (organisée par José Luis de Vicente), la pièce devient une plaidoirie contre l’Anthropocène.

Ce nouveau voyage de La Costilla de Rocío se présente comme une liturgie païenne donnant vie à des textes de ce qui a été, en son temps, un manuel des règles du projet intitulé « La mémoire secrète des feuilles » de Hope Jahren et d’autres écrits populaires résistant à l’Anthropocène. Outre les tableaux de Manuel León, on pourra écouter la guitare experte de Raúl Cantizano et admirer les interférences audiovisuelles de Los Voluble. Au Palais de Cristal d’Arganzuela, la serre de Matadero Madrid, se trouve l’endroit idéal pour chanter aux feuilles des plantes et écouter leurs chants. Et connaissant l’invention, leur mal effraie.

Rocío Márquez est née à Huelva en 1985 et son parcours est celui classique de la carrière du flamenco : clubs, prix tels que la Lámpara Minera ou le Giraldillo de la Bienal de Flamenco et de nombreux récitals dans des festivals et des théâtres du monde entier. Curieuse et studieuse, en 2014, elle a présenté son travail discographique « El Niño », qui lui a ouvert les portes d’autres musiques, à partir du flamenco. Le rythme des trois dernières années a été frénétique : elle a présenté des spectacles implacables tels que « De viejos y nuevos sones », avec Fahmi Alqhai, sorti sous la forme d’un disque en 2018, qui unit le flamenco et la musique ancienne ; elle a remis et défendu sa thèse de doctorat consacrée à la technique vocale du flamenco et a présenté un nouveau disque, « Firmamento » (Universal Music 2017), qui lui a valu de faire la couverture de magazines tels que Rockdelux et qui traite, de manière récurrente, de préoccupations relatives à la pollution et la nature.

MERCREDI 7

Rael 20 h 30. Centre Naves Matadero

L’artiste brésilien Rael présente son dernier disque « Coisas do meu imaginário », qui lui a valu de recevoir le prix de la Musique Brésilienne de meilleur chanteur, lors de la dernière édition.

Rael a débuté au sein du groupe de rap Pentagono et, en 2010 il a démarré sa carrière solo, sur des scènes légendaires tells que le Joe’s Pub de New-York, où s’est produite pour la première fois Amy Winehouse aux États-Unis. Il a également participé à des festivals de renommée internationale tels que Coachella, le Festival de Jazz de Montréal ou Rock in Rio. (Tarif de l’entrée : 8 euros. Concert unique avec billet.)

JEUDI 8

À partir de 19 h 00. Place Matadero

Pájaro

Le sévillan Andrés Herrera Ruíz, « Pájaro », a été le guitariste de groupes emblématiques tels que Brigada Ligera, Pata Negra ou encore, aux côtés de Kiko Veneno et son vénéré Silvio, dans leur groupe, avec Sacramento, entre autres. Un mélange de rock, blues, swing, Semana Santa, western-spaghetti, Las Vegas ou des vers de San Juan de la Cruz se donnent rendez-vous dans leur univers musical particulier.

Soleá Morente

Membre d’une famille d’artistes, la fille cadette d’Enrique Morente, Soleá Morente, montera ensuite sur scène. Cette artiste authentique qui a su tirer le meilleur de la tradition du flamenco pour la fusionner avec d’autres genres tels que le pop et le rock, a commencé à collaborer, dès son plus jeune âge, avec applaudissements, voix et chœurs, à de nombreux disques de son père et sa sœur Estrella.

Cette année, elle a été reconnue par la Fondation Princesse de Gérone, qui lui a décerné le prix FPdGi Arts et Lettres 2018, pour sa capacité d’entrepreneure, pour avoir mené à bien des projets musicaux souvent difficiles pour les femmes. Après avoir fait partie du groupe Los Evangelistas, en 2015 a débuté sa carrière solo, avec la collaboration de La Bien Querida, Los Planetas et Lagartija Nick.

Niño de Elche

Francisco Contreras Molina, connu sous le nom de « Niño de Elche », est un artiste, poète et chanteur de flamenco, né à Alicante en 1985. Il a démarré sa carrière en tant que chanteur de flamenco, même s’il s’est rapidement intéressé à d’autres genres tels que le rap, la représentation théâtrale et l’activisme social.

Considéré par la critique comme l’un des plus grands rénovateurs du flamenco, son art est difficilement classable en un seul genre. Il mêle des genres musicaux tels que le rock ou la musique électronique,  il approfondit la représentation théâtrale et se distingue par des collaborations dans le domaine audiovisuel, la poésie ou la danse avec des créateurs tels qu’Isaki Lacuesta, Israel Galván ​et Refree.

Pongo

La rencontre sera clôturée par Pongo, un chanteur pop et de rap africain, originaire de Luanda (Angola), qui mêle le kuduro et le dancehall à une pincée de musique électronique de danse et de pop mélodique. Depuis son impact international à travers le succès de groupes tels que Buraka Som Sistema, l’influence du kuduro contemporain aux racines angolaises s’est étendu de manière exponentielle dans le spectre de la musique de fête.

Son pouvoir et son rythme s’allient à la fragilité et la sensibilité comme des signes caractéristiques de cet artist

e, pour lequel danser « est bien plus qu’un réflexe, c’est une réponse à un climat adverse capable d’unir les gens sous une même force commune ».

Cinéma et débats à la cinémathèque

Pour plus de détails au sujet de la programmation culturelle, merci de consulter le programme du IIº Forum Mondial sur les Violences Urbaines et l’Éducation pour la Cohabitation et la Paix.